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Bibliothèque de Paul Perdrizet

Titre

Bibliothèque de Paul Perdrizet

Sujet

Collection des imprimés (monographies, articles, catalogues) appartenant à la bibliothèque scientifique personnelle de Paul Perdrizet

Description

La collection « Bibliothèque de Paul Perdrizet » rassemble ce qui subsiste de la bibliothèque personnelle du chercheur dans le fonds d’archives de l’université de Lorraine (Nancy), à savoir presque uniquement des tirés à part et brochures envoyés par ses correspondants scientifiques. Quelques rares monographies et catalogues ne donnent qu’une petite idée de la richesse et de la diversité de l’outil de travail qu’il s’était constitué depuis ses années de formation parisiennes jusqu’à sa retraite nancéienne.

La vente de la bibliothèque entre 1949 et 1956

Cette bibliothèque exceptionnelle a en effet été dispersée, par nécessité financière, entre 1949 et 1956 : l’histoire de cette dispersion est connue par les archives familiales qui contiennent notamment un catalogue manuscrit de soixante-six pages et des lettres relatives à la vente de la bibliothèque.

En 1949, Lucile Perdrizet l’avait confiée à son neveu, Jean Perdrizet, qui travaillait lui-même pour le grand libraire et éditeur Berger-Levrault. La veuve de Paul Perdrizet, pleinement consciente de la valeur de cette collection, qu’elle avait pris soin de faire déménager en Bretagne pendant la deuxième guerre mondiale, ne s’en sépara visiblement qu’en dernier recours. Elle avait d’abord invité son cousin éloigné Daniel Schlumberger, un des étudiants favoris de Paul Perdrizet, à choisir les ouvrages qui pourraient lui être utiles. Une partie des livres prirent ainsi la route de Kaboul, où Daniel Schlumberger dirigeait la Délégation Archéologique Française en Afghanistan.
Une autre partie se retrouva à Beyrouth, achetée par Henri Seyrig, autre élève de Paul Perdrizet et grand ami de Daniel Schlumberger, pour la bibliothèque de l’IFAPO. Lucile Perdrizet avait d’ailleurs espéré qu’Henri Seyrig, héritier d’une grande famille industrielle mulhousienne, achèterait l’ensemble de la bibliothèque. Mais sa collection personnelle était déjà appréciable et il se contenta d’acquérir quelques ouvrages particulièrement rares ainsi que certains exemplaires personnels des œuvres de Paul Perdrizet lui-même : ils se trouvent désormais à la bibliothèque de l’université de Neuchâtel, qui a hérité d’une partie des archives scientifiques d’Henri Seyrig.
La grande majorité des volumes de la bibliothèque de Paul Perdrizet furent donc vendus à l’unité et leur sort reste indéterminé, à quelques exceptions près — on sait par exemple que c’est Paul Collart qui acheta l’un des derniers exemplaires des Cultes et mythes du Pangée.
Jean Perdrizet avait transporté les livres dans un dépôt à Paris, où il les avait inventoriés, au printemps 1950. Mais il s’était probablement contenté de vider les rayonnages du grand bureau dans l’appartement qu’occupait le couple Perdrizet, au deuxième étage de la maison familiale des Gallé, avenue de la Garenne.
Lorsque la maison fut vendue en 1955, Lucile Perdrizet obtint de conserver l’usufruit de son appartement jusqu’à sa mort, mais le déménagement du reste de la demeure familiale la contraignit à une réorganisation de son intérieur. Ce fut l’occasion de retrouver d’autres lots d’ouvrages dispersés dans l’appartement et peut-être d’organiser une nouvelle vente, en septembre 1956.

Les tirés à part

Alors que le catalogue manuscrit de 1950 se borne à noter l’existence de « centaines » de tirés à part, l’inventaire complémentaire réalisé en 1956 (quatorze pages arrachées à un cahier d’écolier) par Lucile Perdrizet, en référence quelques dizaines, surtout des articles de Paul Perdrizet lui-même. Il s’agit visiblement de brochures qui étaient mêlées aux livres sur les rayonnages de bibliothèques secondaires ou d’armoires, comme le note parfois l’auteur de la liste. La grande majorité des tirés à part se trouvait ailleurs, rangée dans des cartons identiques à ceux utilisés pour conserver les archives manuscrites. Les étiquettes de ces cartons, de la main de Paul Perdrizet, indiquent un classement thématique sommaire, qui doit remonter à la même époque que le classement des archives : divers indices attestent en effet que c’est vers 1930 que Paul Perdrizet a entrepris une grande opération de rangement du vaste bureau qu’il occupait dans l’appartement du 4 avenue de la Garenne — ce sont des ébénistes des établissements Gallé, sous la supervision d’Auguste Herbst, qui en décembre 1929 lui aménagement ainsi une nouvelle bibliothèque.

Les 22 cartons de tirés à part contiennent au total 803 imprimés répartis en 11 catégories :

  •  Archéologie classique (1 carton, 33 imprimés)
  • Archéologie grecque (1 carton, 63 imprimés)
  • Sculpture grecque (1 carton, 34 imprimés)
  • Épigraphie (grecque et latine) (2 cartons, 104 imprimés)
  • Philologie classique (1 carton, 69 imprimés)
  • Histoire ancienne (1 carton, 26 imprimés)
  • Histoire des religions (3 cartons, 132 imprimés)
  • Égypte (1 carton, 42 imprimés)
  • L’hellénisme en Égypte (1 carton, 39 imprimés)
  • Études chrétiennes et byzantines (2 cartons, 79 imprimés)
  • Lotharingica (2 cartons, 81 imprimés)
Cette première série d’imprimés ne représente qu’un peu plus de la moitié des tirés à part conservés dans le fonds : 409 brochures sont dispersées dans les 29 cartons d’archives manuscrites où elles sont intégrées aux dossiers de travail, tandis qu’un lot de 296 imprimés supplémentaires ne bénéficiait d’aucun rangement ni classement.
À ce total de 1508 références, il faut encore ajouter les articles et monographies de Paul Perdrizet lui-même (voir la collection « Bibliographie de Paul Perdrizet). Le fonds ne contient un ou plusieurs exemplaires que de 83 de ses 281 études. C’est la confirmation de ce que démontre par ailleurs sa correspondance : Paul Perdrizet distribuait généreusement ses tirés à part, n’hésitant pas à commander aux éditeurs trop parcimonieux des tirages supplémentaires lorsqu’il en manquait.
Très logiquement, ses études les plus importantes, à commencer par ses thèses, sont donc souvent absentes du fonds. Les seules monographies représentées sont ainsi la Galerie Campana et les musées français (1907), les Terres cuites de l’Égypte gréco-romaines (1921), Negotium perambulans in tenebris (1922).
D’autres étaient présentes lors du transfert originel des archives à l’université mais ont été reversées dans la bibliothèque du centre de recherche E. Will : les Fouilles de Delphes, t. V (1905-1908), les Bronzes grecs d’Égypte de la collection Fouquet (1911) ou encore les Graffites grecs du Memnonion d’Abydos (1919).
Une recherche dans cette bibliothèque permettrait de retrouver d’autres ouvrages provenant de la bibliothèque personnelle de Paul Perdrizet comme de celle de son Institut d’archéologie classique. Ainsi, deux volumes de mélanges factices, intitulés Mélanges sur la Thrace et Macédoine réunissent dans une reliure estampillée sur la tranche « P. P. » une quarantaine d’articles de Paul Perdrizet et d’autres savants, parfois annotés. Le plus récent est de 1920 et fournit le terminus post quem de la compilation, qui ne doit pas être de beaucoup postérieur, les dernières études importantes de Paul Perdrizet sur cette région datant de 1921-1923.

Le référencement et la numérisation des imprimés du fonds


La collection mise en ligne sur ce site contiendra à terme les références de l’ensemble des imprimés conservés dans le fonds. La cote qui leur a été attribuée permet d’identifier le carton de leur classement d’origine, le plus souvent par Paul Perdrizet lui-même.
La nomenclature adoptée est la suivante : A(rchives) P(aul) P(erdizet)- <numéro du carton> - T(iré) A P(art) - <numéro de l’imprimé>. Le numéro du carton est en chiffres romains pour les archives manuscrites, en chiffres arabes pour les cartons d’imprimés. Lorsque l’imprimé est un numéro de périodique et que le ou les articles intéressant Paul Perdrizet ont pu être identifiés, le numéro de l’imprimé est une sous-série du numéro attribué au périodique.

À la date du 1er janvier 2016, la collection comporte 1280 références des imprimés conservés avec les archives manuscrites. Certaines références ne sont pas associées à un fichier pdf : tous les imprimés n’ont en effet pas été numérisés, à la fois pour préserver les droits d’auteur (pour les publications postérieures à 1945) et pour limiter les effets de redondance avec d’autres bases de données libres telles que Persée ou Gallica. Cette dernière réserve a toutefois été levée lorsque les exemplaires du fonds présentent des notes manuscrites de Paul Perdrizet, ou plus exceptionnellement, de leur auteur — ce qui est indiqué le cas échéant par une note dans la référence.

Éditeur

Samuel Provost (samuel.provost@univ-lorraine.fr)

Date

1895-1938

Contributeur

Samuel Provost
Aurore Montesi

Droits

Domaine public

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